En route vers nos rêves (de Gaillac à Gibraltar)

Le grand saut

Gaillac 8h, nous tendons notre pouce. C’est un grand saut dans l’inconnu que nous venons d’effectuer. En effet, nous nous lançons tous deux dans un projet assez fou : faire le tour du monde sans argent (avec 1000€ par personne pour les frais inévitables). Alors vivre et voyager sans argent est-ce possible ? Une excellente question ! Nous avons tous deux une maigre expérience en stop et c’est tout. Comment faire pour se nourrir, dormir et manger à l’étranger ? Autant de questions sans réponses… Mais ne vous méprenez pas, même les plus grands explorateurs s’aventurent dans des lieux reculés avec plus de questionnements que de réponses.

Une dizaine de minutes plus tard une première voiture s’arrête. Après un rapide trajet, nous arrivons à Toulouse. Doucement, le soleil se lève et réchauffe l’atmosphère gelée.

Ah oui, j’ai oublié de vous dire, mais si nous visions le sud c’est pour une bonne raison. En effet, le premier objectif de ce voyage est de traverser l’Océan Atlantique en voilier-stop ! Ainsi nous devons trouver un bateau. Il y a des bateaux qui partent d’un peu partout. Mais ! Oui, il y a un « mais ». Car on traverse par l’Océan Atlantique n’importe comment : il y a une période propice. Cette période s’étant de novembre à février. Comme nous sommes déjà en janvier, la plupart des bateaux ont déjà quitté la France. Ainsi, après avoir conversé sur internet avec des connaisseurs, nous avons décidé d’aller directement à Gibraltar pour trouver notre bateau. Nous voilà donc partis pour le sud de l’Espagne !


L’Espagne à portée de pouce !

Une deuxième voiture s’arrête, puis une troisième. Nous progressons à un bon rythme vers nos rêves. Les rencontres s’enchaînent, les histoires aussi. Ce qui est bien avec le stop c’est que nous rencontrons tout type de profils : des vacanciers aux travailleurs.

Il est bientôt l’heure de manger, nous allons demander à un supermarché. Nous expliquons notre projet et demandons les invendus. La première réponse est défavorable, nous ne nous démotivons pas et poursuivons notre route. Plus tard, nous demandons à une boulangerie. Nous en sortons vainqueurs avec 2 baguettes bien chaudes et une galette des Rois : nous fêterons l’Epiphanie !

À proximité de la frontière espagnole, une voiture espagnole s’arrête. Petit moment de stress, nous n’avons pas parlé espagnol depuis plusieurs années et nous n’avons pas préparé de « phrases d’accroche ». Je baratine quelques mots en espagnol pour vérifier que la voiture va dans la bonne direction. Au bout de trente secondes, nous nous apercevons que la conductrice parle français : soulagement.  Il faut dire que s’il y a bien une chose que nous n’avons pas dans notre bagage : c’est bien l’espagnol. Celui-ci est resté sous les bancs du lycée ! Nous profitons de cette Française qui travaille en Espagne pour apprendre (ou réapprendre) quelques mots espagnols. Ça y est, nous avons passé la frontière !


España nous voilà !

Un peu plus loin, c’est un Espagnol qui s’arrête. Il nous fait signe de nous dépêcher de monter : il ne faut pas que la police nous voie. Apparemment, ce n’est pas trop légal de faire du stop en Espagne : mais ce n’est pas clair.

Même si notre espagnol n’est pas trop bon, nous arrivons tout de même à communiquer avec le chauffeur. Globalement, nous comprenons l’espagnol. Pour le parler, j’ai une technique: il suffit de prendre un mot français, d’y ajouter un « o » ou un « a » et de le prononcer avec un accent espagnol. De cette façon, j’arrive à me faire comprendre la plupart du temps.

Nous descendons à une aire d’autoroute à une dizaine de kilomètres de Barcelone. Ici, les choses se gâtent, la station est très peu fréquentée. De plus, aujourd’hui et demain sont jours de fête en Espagne. En effet, ce soir ce sont les rois mages qui apporteront des cadeaux aux enfants. Je vous rassure, le père Noël a quand même réussi à se faire une place dans cette tradition hispanique.

Nous demandons de la nourriture aux différents établissements présents sur l’aire d’autoroute. Recherches infructueuses. Le stop ne marche pas très bien. Après plusieurs heures de stop, la dame de station-service nous apporte des oranges puis un burger. Nous partageons avec elle la galette. Cela fait plus de 4h que nous patientons. Alors, nous décidons de nous coucher. Quelques bouts de cartons posés sur l’herbe un peu caché de la station-service nous servent de matelas. Cachés par le grand nombre de camions stationnés : nous déplions nos duvets. Bonne nuit.

La nuit est fraîche, relativement bonne si ce n’est le bruit des moteurs de camions stationnés qui démarrent régulièrement pour tenir au chaud leur conducteur. Après avoir séché la pellicule de rosé gelée, nous reprenons le stop.

Nous séchons nos duvets.

En Espagne, il est conseillé d’interpeler les conducteurs faisant le plein et de leur demander poliment s’ils vont dans votre direction. Nous répétons inlassablement la même phrase :

« ¿Hola, quiero saber si usted va en direction de Tarragona ? »


« Bonjour, j’aimerai savoir si vous allez en direction de Tarragone ? »

Une heure plus tard, on accepte de nous prendre pour parcourir une dizaine de kilomètres. Même s’il s’agit d’un saut de puce, nous sommes ravis de quitter cette station. Le conducteur nous apprend qu’en espagnol, la population a peur et est méfiante envers les auto-stoppeurs. Lui, il n’a pas peur. En effet, il pratique les arts martiaux depuis toujours et a ouvert son école depuis 20 ans.

Difficilement, nous poursuivons notre route. Nous rencontrons des personnes extraordinaires et toujours bienveillantes. C’est notamment le cas de Luciana et Natcho qui nous donnent une piste pour traverser l’Atlantique sur un ferry (en travaillant) ainsi qu’un billet pour nous acheter à manger. Leurs sourires n’ont d’égale que leur sympathie.


Vivre sans argent

La nourriture est relativement facile à trouver. Pour ce faire, nous pratiquons deux méthodes : demander les invendus et fouiller les poubelles. Parfois, ce sont les conducteurs qui nous donnent à manger. D’autres fois, ce sont les vendeurs des stations-service qui nous nourrissent. Dans ce cas, le modèle est le suivant : d’abord, ils  nous disent qu’ils ne peuvent rien faire sans l’accord de leur supérieur. Et après nous voir galérer plusieurs heures, ils sont généralement pris de pitié et nous offrent quelque chose à manger.

Il y a d’ailleurs un enseignement à retenir de ces refus : il faut toujours persévérer et ne jamais s’arrêter au premier « non ». Parfois, les gens ne prennent pas le temps de réfléchir et vous disent « non » sans réfléchir. Je vous assure, la persévérance paye !

Exemple d’invendu : une dizaine de yaourts périmés d’un jour .

Aujourd’hui, nous restons  bloqués pendant plus de 6h au bord d’une route : personne ne s’arrête. Alors, nous décidons de marcher jusqu’au village le plus proche. Le moral est au plus bas. En effet, ces deux derniers jours nous n’avons pu avancer que d’une centaine de kilomètres. En comparaison, nous avions fait 400km le premier jour. Le stop n’est vraiment pas dans les mœurs hispaniques.

En chemin, nous demandons de la nourriture à un restaurant routier. La patronne Jessica nous offre deux assiettes de paëlla : un délice !

Nous sommes servis comme des rois !

Elle nous donne du pain et des gâteaux pour que nous puissions poursuivre notre route. Nous voulons donner un coup de main, mais la gérante refuse : cela lui fait plaisir. En sortant du restaurant, nous remarquons que les tables à l’extérieur n’ont pas été débarrassées. Nous les débarrassons et avons droit à un dernier sourire de la restauratrice.

Le moral remonté, nous atteignons le village de Saint Carles de la Ràpita. Comme l’auto-stop ne fonctionne pas, nous essayons le bateau-stop. Rapidement, nous apprenons que celui-ci ne sera pas faisable. En effet, dans cette ville balnéaire, les bateaux de plaisance ne sortent du port qu’en été. Quant aux bateaux de pêcheur, ils ne peuvent pas nous transporter pour des raisons administratives. Nous nous résignons donc à chercher un logement pour la nuit.

Après avoir interrogé quelques hôtels et passants, nous rencontrons le curé du diocèse. Il nous propose une salle paroissiale pour passer la nuit et nous invite à manger des pizzas. La soirée est agréable. Comme Père Carlos parle un peu français, nous en profitons pour améliorer notre espagnol. La salle paroissiale est équipée d’une salle de bain : un plaisir exquis !


La prière exaucée

Aujourd’hui, une première voiture s’arrête après seulement une dizaine de minutes : un record pour l’Espagne ! Encore un saut de puce de 20km, mais au moins, nous avançons.

Nous marchons au bord de la nationale quand au loin un vieux camping-car apparaît. Nous faisons de grands gestes : il ralentit et s’arrête ! C’est un jeune allemand de 25 ans qui va rejoindre des amis en Andalousie. Nous allons faire plus de 750 km ensemble ! Un vrai boost pour notre moral qui avait pris un coup après avoir parcouru seulement une soixantaine de kilomètres en deux jours.

Notre sauveur : un vieux camping-car !

Dimitri, nomade moderne, vit dans son camping-car, travaille, voyage, profite de la vie. Nous parlons anglais enfin espagno-anglais, car nos cervelles ont peu de mal à se réadapter à l’anglais.

Nous progressons lentement mais sûrement vers le sud. En effet, le camping-car Mercedes de 1972 roule à 80 km/h sur le plat et à 40 km/h en montée. Autant dire que nous avons le temps de voir défiler le paysage. Paysage qui s’assèche progressivement jusqu’à laisser place au désert. Nous passons la nuit au chaud dans le camping-car sur un vrai matelas. Le premier depuis le début de l’aventure !

Le lendemain au sud de l’Andalousie, nous découvrons la mer de plastique. Le sol aride se dérobe pour laisser place aux serres en plastique de Malaga. Il y en a à perte de vue…  C’est ici que sont produits une grande partie des légumes consommés en Europe. Outre le désastre écologique, la destruction du paysage et la pollution, ces serres posent un gros problème éthique. En effet, parmi les travailleurs beaucoup sont des immigrés qui travaillent dans des conditions déplorables. Alors la prochaine fois que vous voyez en hiver des tomates produites en Espagne, réfléchissez à deux fois avant d’acheter.

La mer de plastique …

Après avoir roulé de nombreuses heures, fait des pauses pour trouver du gaz (pour le camping-car) et un arrêt pour identifier un problème mécanique (le tendeur de la courroie accessoire), Dimitri nous dépose. Nous continuons le stop et arrivons à Gibraltar en début de soirée.


Gibraltar

Gibraltar est un territoire anglais. Il faut donc présenter le passeport pour passer la douane. C’est un ancien volcan qui jadis forma cette péninsule. Et aussi fou que cela puisse sembler, il y a un aéroport sur ce minuscule bout de terre. Cet aéroport est construit sur la mer entre la ville de Gibraltar et la frontière, car cette péninsule n’est rien d’autre qu’une grosse colline. Ainsi, nous marchons sur la piste de décollage pour rejoindre la ville.

La piste d’atterrissage avec le rochet de Gibraltar en arrière-plan.

Quand un avion atterrit (ou décolle), une barrière empêche les véhicules et les piétons de traverser. Gibraltar est un Monaco à l’anglaise. Très sécurisé : il y a des caméras et des policiers à tous les coins de rue. Le nombre important de véhicules haut de gamme témoigne de la richesse de la population. En revanche, les travailleurs du bâtiment et les employés de grosses entreprises contrastent avec cette richesse apparente : tous sont espagnols.


À la recherche du Saint Graal

Nous commençons la recherche du bateau (pour traverser l’Atlantique) à la marina de Gibraltar. Nous faisons des petites affiches que nous laissons à la capitainerie. Par ailleurs, nous discutons aussi avec quelques propriétaires de bateau pour essayer d’obtenir des informations et pourquoi pas : un contact. Tous sont formels : personne ne quitte prochainement ce port.

Alors, nous partons voir l’autre port de Gibraltar. Malheureusement, ici aussi : même discours. Cependant, nous obtenant une information intéressante : il faut aller voir la marina de La Línea de la Concepcíon (ville espagnole de l’autre côté de la frontière). Là-bas, nous commençons à obtenir des pistes. Mais rien de très concluant pour aujourd’hui.

Alors, nous nous résignons à trouver un hébergement pour la nuit. Après avoir interpellé les passants et posé des questions dans les bars, on nous conseille la police locale. Au commissariat, on se démène pour nous trouver un hébergement. Toutes les auberges de la ville sont appelées à notre nom par les policiers. Malheureusement, tout est complet. Nous dormirons dans le parc sur des cartons avec l’accord (officieux) des policiers.

Le lendemain, nous errons au port et continuons à rencontrer les différents capitaines des bateaux.

Bateau-stop à La Línea de la Concepcíon

Comme l’accès aux pontons est régulé (il faut une carte), nous devons attendre que les occupants des bateaux sortent pour pouvoir discuter avec eux.

– ¿Holà ? pas de réponse (ils ne doivent pas parler espagnol)

– Where are you from? Do you speak English?

– We speak Italian and French.

– French!? Ah beh vous êtes français ? Ça tombe bien, nous aussi !

C’est ainsi que débuta notre échange avec Francesco et Émilie. Nous discutons, ils sont sensibles à notre projet et nous propose aussi de nous prêter leur badge pour aller prendre une douche. Dans les vestiaires, nous échangeons nos coordonnées au cas où ils entendraient parler d’un bateau. J’en profite pour donner à Francesco un paquet de café qui nous avait été remis par un restaurateur. Autant qu’il profite à quelqu’un. Propres, nous revenons à notre position : sur le quai.


Heureuse rencontre

Plus tard, nous recevons un message du couple français nous invitant à prendre le café. Un poil ironique n’est-ce pas ? Nous découvrons le Kissanga leur catamaran de 42 pieds (12,60 m). Eux, ont tout quitté, vendu leur maison et une partie de leurs biens pour acheter ce bateau. Ils sont partis à l’aventure pour profiter de leur famille et de la vie. Ça ne vous rappelle personne ?

Il y a cinq personnes à bord : Francesco, Émilie, leurs enfants : Matteo (10 ans) et Elisa (8 ans) et Souris. C’est une équipière d’une cinquantaine d’années qui s’est fait embarquer pour aider à bord de Kissanga. Tout ce petit monde va traverser l’Atlantique, mais ils sont formels : ils ne peuvent pas embarquer deux équipiers débutant à bord. Tant pis, au moins on pose les pieds sur un bateau et avons un premier contact avec le monde de la voile.

Nous jouons avec les enfants, donnons un petit coup de main et discutons. Souris, couturière chevronnée, nous répare un pantalon déchiré et un sac abîmé. Ils nous proposent aussi de faire une machine de linge sale : privilège royal ! Le soir approche, nous nous préparons pour aller chercher à manger et un endroit où passer la nuit. C’est alors que Francesco et Émilie nous proposent de dormir à bord. Nous acceptons instantanément.

Pour le repas, nous partageons ce que nous avons : des tomates un peu gâtées et une plaquette de touron. Le lendemain, nous mettons des annonces sur internet et dans les différents lieux où les marins passent (marina, laverie, station-service). Ainsi, nous augmentons considérablement nos chances de trouver un bateau. Surtout qu’à Gibraltar beaucoup de personnes nous ont dit que très peu de bateaux quittent le détroit en cette saison.

La famille française quitte le port demain, mais nous invite à rester une nuit de plus sur le catamaran. Au petit matin, le capitaine et sa femme veulent nous parler : après nous avoir informés des différents risques et de leurs inquiétudes, ils veulent nous donner notre chance. Nous ferons donc la navigation jusqu’aux Canaries ensemble. Nous sommes surexcités, car cette navigation de 5 jours nous donnera une première expérience qui pourra s’avérer précieuse quand nous chercherons un bateau pour traverser des Canaries aux Antilles.

Larguez les amarres et hissez la grand-voile, en route pour les Canaries !


Merci à tous ceux qui nous ont aidés à mener à bien notre projet :

Naos et Sacha, Robin Catherine et Vincent, Adrian, Laurance et Youen (Ange boulangerie à Narbonne), Hugo et Nina, Elisa, Gesse, Paqi (station Respol), Emon Real, Roger; Luciana et Natcho; Tsoufer (du Maroc); Eustaquio (station Repsol); Nollia; Jordi; Stella; Joanma (Cespa); Oscar; Jesica; Padre Carlo Paris; Nudia; Dimitrius (dimi); Akrach et Souat; Adriana; Antonio (de Val al camino); Jenny; Carmen; Jose; Juan Jamon; Antonio Blanco Morebo; Jesus; Veni; Ivan y Marco (Los palmitos); Yacara (bar); Izolda; Francicos Aguilartz; Francesco, Emilie, Matteo, Elisa et Souris; Tina (Workaway)

7 réponses sur “En route vers nos rêves (de Gaillac à Gibraltar)”

  1. Courage les garçons pour les moments difficiles. Contents d’avoir de vos nouvelles et de suivre vos aventures. Bon moral à tous deux et profitez de ces belles rencontres que vous allez faire en occultant les autres plus décevantes. Bises à tous deux.

  2. Ravie de vous lire et de constater votre motivation…. presque sans faille….!
    A quand la suite de votre Aventure…?????
    Belle continuation
    Sandrine

  3. Je viens juste de vous lire (un peu de mal à me connecter : pas très douée la gd mère ). Je suis passionnée par votre aventure que vous menez avec gentillesse et persévérance. C’est super d’arriver à réaliser un rêve. Les photos et vidéos reçues depuis le bateau sont magnifiques. Bravo à tous les 2 pour améliorer vos langues étrangères, cela vous servira bp.
    Continuez à prendre soin de vous et à profiter de cette connaissance enrichissante des autres. Impatiente de savoir où vous en êtes de la recherche d’un autre bateau pour traverser, je vous embrasse tres fort.
    Gd mèrestein.

  4. Félicitations pour le chemin parcourue !
    Ayant déjà eu l’occasion de faire du stop en Espagne, j’avais un peu peur pour vous pour cette étape^^. Ce n’est vraiment pas dans leurs habitudes, mais vous vous êtes super bien débrouillé !
    Franchement vous m’épatez, c’est une expérience tellement enrichissante, mais aussi très dur, surtout pour se lancer et faire le premier pas dans l’inconnu !
    J’attend la suite de vos aventures avec impatience !

  5. Yo les poulets ,

    Je vous lis avec envie et passion. J’espère que la mer est bonne avec vous et que le bateau tient la route ! Ici nous sommes sous la neige depuis hier mais elle a fondue rapidement et oui nous avons eu jusqu’à -3 degrés sur Paris ! Je vous imagine sur les plages des Îles Canaries à siroté un bon mango juice ou une bonne bière de la bas ! Je pense à vous ! Peace and Calmus.

    Matthieu <3

  6. Ouah quelle aventure !
    On penses très fort à toi, reviens nous vite….
    Bonne continuation et tenez le cap ! … mettez nous + de photos…bisous Marilyn

    Bisou mon Christophe, Sylvain

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *